Le double dilemme de Lopez : Bordeaux en faillite, Boavista expulsé
Le propriétaire Gérard Lopez, qui contrôle le club portugais Boavista et le club français Girondins de Bordeaux, a vu les deux structures sombrer dans la crise. Bordeaux doit désormais faire face à une audience de faillite imminente, tandis que Boavista a reçu l'ordre de quitter son stade d'ici deux semaines, ce qui souligne la gravité de leur malaise financier.
Ancien champion de France à six reprises, Bordeaux a été relégué en quatrième division en 2024. La Fédération française de football a ensuite annoncé une nouvelle descente en sixième division, décision qui est devenue officielle mercredi.
L'instance française de contrôle financier du football, la DNCG, a alors exclu Bordeaux de toutes les compétitions semi‑professionnelles, limitant le club au maximum à la sixième division. Bordeaux n’a pas pu réunir les 10 millions d’euros exigés et sa recherche d’un nouveau propriétaire n’a abouti à aucun acquéreur.
En conséquence, le tribunal de commerce a programmé une audience de faillite, mettant l’avenir du club en péril. La décision du tribunal pourrait déterminer si Bordeaux pourra continuer à évoluer, quel que soit le niveau.
Le lendemain, Lopez a reçu une nouvelle tout aussi sombre concernant Boavista, qui avait disputé la première division portugaise lors de la saison 2024/25 mais s’est retiré du championnat en novembre à cause de difficultés financières. Le retrait du club a été imposé par des problèmes d’argent qui affectaient déjà son fonctionnement.
Le club n’a pas pu payer le loyer mensuel de 55 000 € de son stade, ce qui a conduit le propriétaire à exiger que les lieux soient entièrement libérés de toute personne et de tout équipement d’ici le 31 juillet. Des versements antérieurs avaient été effectués dans l’espoir de maintenir le club à flot.
L’effondrement parallèle d’un club français historique et d’un ancien champion portugais montre comment la propriété transfrontalière de Lopez a laissé les deux institutions vaciller au bord de l’extinction.